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Le bilan, 6 mois après le retour

Aujourd’hui, cela fait 6 mois jour pour jour que j’ai remis le pied sur le sol français. Il y a encore tout juste un an, j’étais au Canada, sac vissé sur le dos, libre, avec de folles aventures devant moi. J’avais une route bien tracée, de Toronto à Ushuaïa, je prévoyais de reprendre mes études en septembre de l’année suivante après mon retour en France, etc. Mais tout ne s’est pas passé exactement comme prévu…

Le voyage, en quelques chiffres

Ce voyage, c’est donc :

  • 215 jours
  • 31511 Kilomètres parcourus
  • 9 pays traversés, dont 6 vraiment visités
  • 11 311 € dépensés (il va vraiment falloir que je fasse un article sur mon budget un de ces jours)
  • 7 656 photos et vidéos
  • 12 avions
  • BEAUCOUPS de bus
  • 2 voitures de location
  • 9 voitures prises en stop
  • 1 scooter
  • 10 bateaux

Et pas mal de taxis.

Mais également des dizaines de personnes rencontrées, locaux et voyageurs, rencontres éphémères et amis proches, et des milliers de souvenirs.

 

Le retour en France et la dépression post-voyage

J’ai remis les pieds en France le 1e avril dernier. Avant de rentrer au pays, j’ai fait une petite escale aux Pays-Bas. J’avais pris un vol San José- Amsterdam 2 semaines auparavant, puis un bus Rotterdam-Paris, histoire de me réacclimater à l’Europe en douceur (en l’occurrence, je m’étais bien gelée durant mon séjour, après 7 mois d’été). Malheureusement, le retour au bercail n’en fût pas moins un choc. Passer de la nature costaricaine, où même des tranquilles rues néerlandaises, au métro parisien, je n’y étais pas préparée. Il m’a fallut une semaine avant que mon cœur ne s’affole plus au milieu de la foule grouillante et stressée du métro. Durant toute la durée de mon séjour, je me surprenais encore à marcher très vite alors que je n’étais attendue nulle part, et je me forçais donc à ralentir le pas.

J’ai fait un crochet par mon sud natal pour revoir ma famille, j’ai repris mon ancien boulot à Biocoop, j’ai revu les collègues, les amis (enfin, ceux qu’il restait). Et tout est redevenu comme avant.

Enfin presque. Moi je n’étais plus comme avant. J’étais plus calme, plus posée, moins speed, moins râleuse. Bref, j’avais beaucoup changé, je ne me sentais plus à l’aise dans cette effervescence parisienne permanente, j’aspirais à autre chose, mais en France tout était resté dans le même état qu’à mon départ, et j’avais la désagréable impression de revenir en arrière, de régresser, comme si ce voyage n’avait jamais eu lieu, que tout ce que j’avais appris foutait le camp.

Mon travail, que j’aimais beaucoup avant de partir m’ennuyait, je n’avais pas vraiment envie de sortir boire et faire la fête, je me sentais étouffée par cette routine métro-boulot-dodo après 7 mois de totale liberté, où j’étais entièrement libre de mon temps, et où pourtant je ne m’ennuyais jamais. J’avais du mal à me dire que désormais, toutes mes journées allaient à nouveau se ressembler, alors qu’il y a encore quelques semaines, je découvrais de nouveaux endroits et de nouvelles personnes tous les jours.

Bref, c’était pas vraiment la joie.

 

 

De nouveaux projets et objectifs

Ce qui m’a empêchée de devenir complètement dingue, c’est d’avoir de nouveaux projets à moyen terme. J’avais beau déprimer, j’avais ce projet devant moi, qui m’aidait à tenir le coup. C’était comme la lumière au fond du tunnel.

Je pense que de manière générale, après un voyage aussi long, l’important c’est de se tenir occupé et d’introduire de la nouveauté dans son quotidien. Ça peut être commencer une nouvelle activité en dehors des cours ou du travail, se forcer à rencontrer de nouvelles personnes, planifier un nouveau voyage, etc. Pour moi, ça a été de m’expatrier !

Avant même de rentrer, j’appréhendais le retour, je savais que beaucoup de voyageurs déprimaient un fois rentrés, et je savais que la vie parisienne de me conviendrait plus. Néanmoins, je ne me voyais pas déménager dans une autre ville française. M’installer en Amérique ne me semblait pas envisageable pour des raisons de coûts, mais aussi par rapport au revenu (être payée le salaire mexicain, non merci), j’étais donc décidée à rester en Europe, de préférence dans la zone euro. Ayant voyagée 3 mois avec un néerlandais qui m’a extrêmement bien vendue sa ville, Rotterdam, mes 2 semaines passées aux Pays-Bas en fin de voyage n’étaient pas anodines et avaient pour but de voir si je me voyais vivre dans le pays.

Et effectivement, j’ai eu un véritable coup de cœur pour Rotterdam ! Au bout de quelques jours, je savais que je voulais m’installer ici. Autre avantage non négligeable, j’avais pleins d’amis rencontrés pendant mon voyage dans le pays ! Je me suis donnée jusqu’à septembre pour mener ce projet à bien (je ne pouvais pas supporter de rester en France plus longtemps), j’ai donc préparé mon expatriation pendant 5 mois, et c’est la perspective de ce nouveau départ qui m’a aidé à tenir le coup. Aujourd’hui, cela fait un mois que je suis dans mon nouveau pays, et je ne regrette pas mon choix une seule seconde, même si le parcours est parfois semé d’embuches.

 

La vie d’une expat’ aux Pays-Bas

Je vous invite donc à suivre mes nouvelles aventures ici en tant que migrante expat’ (parait que c’est comme ça qu’on appelle les migrants qui viennent de pays riches) aux Pays-Bas. Je vous parlerai des différences culturelles, de la barrière de la langue, des formalités à accomplir pour venir vivre aux Pays-Bas, et bien sûr, je vous ferai visiter mon nouveau pays, et notamment ma ville de cœur, Rotterdam, avec toutes mes bonnes adresses et les lieux incontournables à visiter.

Stay tuned !

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