Les couleurs de Oaxaca

Les couleurs de Oaxaca

Après plus de trois semaines passées à La Paz, il est temps de reprendre la route vers le sud, direction la ville de Oaxaca, dans l’état du même nom. Lors de mon arrivée, je retrouve par hasard deux anciens guests du Peace Hostel dans mon auberge, la Casa Angel Youth Hostel, que je vous recommande.

Pour vous rendre à Oaxaca, plusieurs options : ou bien prendre l’avion, ou bien un bus (environs 6h depuis México City).

J’ai profité de mon séjour à Oaxaca pour retrouver un peu d’intimité (c’était pas trop ça à La Paz quand vous dormez dans une tente) et profiter d’un peu de solitude après trois semaines avec toujours des gens autour de moi, ça m’a fait un bien fou ! Mais il vous sera également très facile de rencontrer des gens à Oaxaca, qui n’est pas du tout touristique. Les seuls touristes que vous rencontrerez sont des backpackers, avec qui vous pourrez sûrement partager vos expériences de voyage sur le rooftop de l’auberge.

J’ai découvert une ville, et plus largement une région riche en couleurs, et chargée d’histoire et de culture. En voici un petit aperçu.

 

Monte Alban

Monte Alban est le site emblématique de Oaxaca. Il s’agit d’un site archéologique zapotèque, situé à seulement quelques minutes du centre-ville en colectivo. Vous y trouverez de nombreuses pyramides à degrés, des temples, des tombes de dignitaires, ou encore un terrain de jeu de paume. Vous pouvez également visiter le petit musée attenant, qui présente quelques artefacts retrouvés sur le site, ou encore faire appel à un guide. Il vous en coûtera 70 pesos l’entrée, soit environs 3€.

 

Hierve el Agua

Hierve el Agua, ce sont des cascades pétrifiées, formées à partir de sources saturées de minéraux, qui ce sont déposés au fil des siècles, jusqu’à donner naissance à cette formation géologique.

Je ne vous cache pas qu’il est un peu compliqué de se rendre à Hierve el Agua. Vous devez d’abord prendre un colectivo pour un village voisin du nom de Mitla, pour 20 pesos. Mitla est réputé pour ses fabriques de mezcal, profitez-en pour y faire un tour ! De là, vous pouvez prendre un autre colectivo ou bien un taxi pour 50 pesos. Pour l’un comme pour l’autre, il vous faudra attendre que le véhicule soit plein. Le trajet depuis Oaxaca prend en tout une bonne heure et demi. Vous devrez d’abord payer 10 pesos pour financer l’entretien de la route d’accès, puis 25 pesos pour accéder au site.

Si vous n’avez pas oublié votre maillot de bain et que le temps vous le permet, n’hésitez pas à vous baigner dans les albercas, des bassins creusés à même la roche et surplombant les chutes. Puis, dirigez-vous vers la « cascada chica », vous pourrez ensuite vous rendre à la base des chutes (et ainsi échapper à tous les touristes), puis remontez par le même chemin, ou bien remonter du côté des albercas. Attention cependant si vous choisissez cette option, sur la fin, c’est très sportif (vous devez escalader une partie de la formation géologique, mais pas de panique, vous avez des prises très marquées). Dans tous les cas, prévoyez de bonnes chaussures.

Pour rentrer à Oaxaca, utilisez les mêmes moyens qu’à l’aller. Prenez garde cependant à arriver suffisamment tôt pour monter dans le dernier taxi/colectivo à 17h (parfois plus tôt) au départ de Hierve el Agua.

 

 

Le centre de Oaxaca

Une de mes activités préférées à Oaxaca, c’est tout simplement de flâner dans ses rues pavées, avec son architecture coloniale et ses bâtiments colorés. Entrez dans une petite boutique d’artisanat, un café, un restaurant, une église.

 

 

                        Le Zócalo

Comme dans toutes les villes mexicaines, la visite commence sur le Zocalo, la place principale. Vous y trouverez tous les jours des stands d’artisanat (bijoux, tenues traditionnelles indigènes, maroquinerie, etc.), et c’est l’endroit idéal pour se poser boire un verre ou déguster une glace à la Michoacana natural. Tous les dimanches, vous pourrez assister à un concert de l’orchestre La Banda del Estado.

 

 

                        Les églises

Oaxaca possède beaucoup d’églises (au Mexique, plus de 80% de la population se déclare catholique), dont certaines très richement décorées.

Commencez par la cathédrale de Oaxaca sur la place du Zocalo, puis dirigez-vous vers le Templo Santo Domingo de Guzman, qui est vraiment un petit joyau d’architecture (n’oubliez pas de lever les yeux, c’est là que c’est le plus intéressant). Il en existe des dizaines à Oaxaca, mais ce sont de loin celles que j’ai préféré.

 

 

                        Les marchés

Mon autre passion avec le street art quand je voyage, ce sont les marchés locaux. A Oaxaca, vous en trouverez trois principaux.

Tous d’abord, le mercado 20 de Noviembre, pour un repas typiquement mexicain et entouré de locaux. Vous y trouvez une quantité incroyable de cantines (comedores), qui ne proposent que des plats mexicains, à des prix défiants toute concurrence. Les menus sont quasiment tous identiques donc asseyez vous là où bon vous semble. Je tiens tout de même à émettre une petite réserve sur les plats carnés : de ce que j’ai pu constater, la viande est exposée à l’air libre et non réfrigérée, donc à la merci des bactéries et des mouches. Je ne sais pas si c’est vraiment cette viande là qui est utilisée pour préparer les plats, mais si c’est le cas, peut-être que l’estomac des locaux y est habitué, ce qui n’est pas nécessairement le cas du vôtre, donc attention si vous ne voulez pas choper une tourista carabinée (je dis ça, je dis rien).

Dans un autre esprit, le marché El Pochote, un peu plus excentré, est spécialisé dans les cantines de produits bio. Vous y trouverez une cuisine fraîche et colorée, pas forcément très traditionnelle mais excellente. Beaucoup plus calme que le 20 de Noviembre, vous serez vraiment le seul touriste ici. Je vous recommande chaudement le burger végé de Sierra Frut, un des meilleurs que je n’ai jamais mangé, ainsi que le cheesecake au citron du petit café d’à côté dont le nom m’échappe.

Pour les produits d’artisanat, rendez-vous au marché Benito Juarez. Ici, vous trouverez des huipiles (vêtements traditionnels indigènes brodés), des articles de tannerie (sacs, « huaraches », c’est-à-dire des chaussures en cuir tressé), des bijoux, des alebrijes (petites statues en bois peintes), et mille et une autres choses, plus colorées les unes que les autres.

 

 

                        Le musée du textile

En étant à Oaxaca, réputé pour la beauté de ses étoffes, je ne pouvais pas rater ce musée, dont l’entrée et de surcroît gratuite. S’il est intéressant, je connaissais déjà une partie des artefacts présentés (merci les cours de l’IHEAL sur les indigènes Cuna du Panama), et j’ai été assez surprise et déçue de ne pas trouver de salle dédiée aux vêtements traditionnels des indigènes locaux que l’on voit à tous les coins de rue.

 

 

Santa Maria del Tule

A quelques minutes de colectivo de Oaxaca, le petit village de Santa Maria del Tule abrite el arbol del Tule, un arbre de plus de 2000 ans, aux dimensions exceptionnelles : 41 mètres de haut, 15 mètres de diamètre et 42 mètres de circonférence. L’église situé à côté a beaucoup de charme, mais lors de ma visite, elle était fermée et je n’ai pas pu visiter l’intérieur. Le parc attenant est également très bien entretenu et très joli.

 

 

 

La gastronomie du Oaxaca

Mon autre passion dans la vie avec le voyage, c’est la bouffe. Et ici, à Oaxaca, les amateurs de bonne chair vont être servis !

La spécialité numéro un de la région, c’est le cacao. Venez donc déguster un bon chocolat chaud (au lait ou à l’eau), ou bien le fameux mole, une sauce au cacao épicée, souvent servie avec du poulet.

Autre plat que vous trouverez souvent dans les comedores, ce sont les tlayudas, de grandes crêpes très fines et craquantes et garnies (avec ou sans viande), que l’on mange avec les doigts en cassant la fameuse galette.

Pour les courageux, goûtez les chapulines, des criquets frits et épicées (miam miam). Perso j’ai passé mon tour. Principalement parce que je me voyais mal demander à goûter pour ensuite faire une grimace pas possible en portant la bestiole à ma bouche.

Enfin, ne passez pas à côté du mezcal, version traditionnelle et beaucoup plus savoureuse de la tequila (dont le nom n’existe que depuis 1974). Vous trouverez beaucoup de fabriques artisanales dans les villages environnants.

 

Le Oaxaca, c’est vraiment une région haute en couleurs et en diversité. Si la ville de Oaxaca est située à plus de 1500 mètres d’altitude, vous pouvez aussi y trouver des plages, comme Puerto Escondido.

En m’y rendant, je ne m’attendais pas à trouver une ville aussi animée, avec autant de bars et de restaurants, et j’ai vraiment été agréablement surprise.

Les gens y sont d’une grande gentillesse et curieux de savoir d’où vous venez et ce que vous venez faire dans leur région (comme partout au Mexique d’ailleurs). Une région à ne vraiment pas manquer !

 

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