Etre volontaire en auberge de jeunesse

Etre volontaire en auberge de jeunesse

Je quitte aujourd’hui La Paz, en Basse-Californie du Sud, au Mexique, où j’étais retournée après mon séjour à México et à Taxco pour être volontaire au Peace Hostel, l’auberge de jeunesse dans laquelle j’avais logé lors de mon premier séjour dans la région. Si cela n’était absolument pas prévu au programme, cette expérience a été extrêmement enrichissante, et m’a permis de me poser durant trois semaines dans un endroit où je me sentais bien et de rencontrer des personnes fabuleuses.

C’est donc avec un petit pincement au cœur que je quitte cette ville dans laquelle, en quelques semaines, j’avais recréé comme un semblant de routine, comme à la maison, avec un toit (enfin presque, vous verrez), un travail, des amis, que l’on a le plaisir de croiser par hasard dans la rue, des habitudes.

 

Comment devenir volontaire en auberge de jeunesse ?

Pour travailler en auberge de jeunesse en tant que volontaire, vous avez une multitude de possibilités.

Tout d’abord, vous pouvez solliciter un PVT (Permis Vacances Travail), qui vous permet de voyager dans différents pays tout en y travaillant, durant un an. Toutes les personnes entre 18 et 30 ans sont éligibles. Pas besoin de partir avec une promesse d’embauche dans votre pays d’accueil, vous pouvez chercher une fois arrivé sur place. C’est la solution idéale pour voyager, tout en gagnant un peu d’argent pour vous permettre de financer le tout. Les destinations phares sont l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande.

En outre, vous pouvez également trouver des missions de volontariat en auberge de jeunesse sur des site tels que Workaway ou Helpx. Pour Workaway, vous pouvez consulter les annonces, mais vous devez payer un abonnement annuel pour pouvoir contacter les employeurs. Ces sites ne sont nullement spécialisés dans le volontariat en auberge de jeunesse. Sur Workaway par exemple, vous trouverez aussi beaucoup de missions en écoconstruction, ou encore en permaculture.

Enfin, la dernière possibilité, qui est celle que j’ai utilisé, c’est de demander directement sur place. Si lors de votre voyage, vous êtes dans une auberge dans laquelle vous vous sentez bien, que les gérants sont sympas, demandez-leur s’ils n’auraient pas besoin de volontaires ! Personnellement, je pense que c’est la meilleure solution, dans la mesure où je pense qu’avant de s’engager, il faut d’abord tester l’auberge en tant que guest, pour voir si l’ambiance vous plaît et éviter les mauvaises surprises. De plus, les employeurs seront souvent plus enclins à vous engager, dans la mesure où ils vous connaissent déjà un peu, et savent quel guest merveilleux vous êtes.

 

Qu’est-ce que ça fait un volontaire en auberge de jeunesse, et en échange de quoi ?

Tout va dépendre de l’auberge et de ses besoins, ainsi que de votre expérience. Vos missions peuvent aller du ménage, à la réception, en passant par le gardiennage de nuit, ou bien un mélange de toutes ces tâches selon votre shift.  Globalement, vous travaillez cinq heures par jour, cinq à six jours par semaine selon les endroits.

Dans certains pays, comme en Australie, vous serez très souvent payés, comme n’importe quel salarié, mais dans la plupart des cas, vous travaillez en échange du gîte et parfois d’un ou deux repas par jour.

Veillez à bien définir dès le début avec votre employeur les modalités de votre volontariat pour éviter les abus (missions, nombre d’heures par jour ou par semaine). Si vous êtes en PVT, vous aurez un contrat de travail, ce qui ne sera pas forcément le cas dans les autres cas. De plus, dans certains pays, théoriquement, vous n’avez pas le droit de faire du volontariat, y compris non rémunéré si vous n’avez qu’un visa touristique. C’est le cas du Mexique par exemple (j’ai donc travaillé illégalement, c’est mal).

 

Mon expérience

J’ai séjourné cinq jours au Peace Hostel au mois d’octobre. J’y ai vraiment passé un excellent séjour, la ville me plaisait, l’auberge était très accueillante, les gérants très sympas. J’ai ensuite quitté la Basse-Californie pour me rendre à México. Très rapidement, j’ai eu envie de revenir à La Paz. De plus, le volontariat en auberge de jeunesse m’attirait, même si je n’avais pas prévu d’en faire durant ce voyage. J’ai donc envoyé un message à Marbella et Naxo, les gérants, pour leur demander s’ils avaient besoin de volontaires. Tardant à avoir une réponse, j’ai décidé de revenir en tant que guest et d’aviser sur place, afin de pouvoir prendre mes billets d’avion.

Mes missions, selon les shifts, consistaient à préparer le petit déjeuner pour les guests (7h-11h), faire la réception le soir (17h-22h30) ou ouvrir la porte aux gens rentrant tard le soir. Cette dernière mission a été ma principale attribution pendant mes trois semaines de volontariat. Théoriquement, je devais travailler six jours par semaine, mais faisant la plupart du temps les nuits, bien souvent, mon jour de repos passait à la trappe (ce qui m’a légèrement agacée sur la fin, quand je me suis retrouvée à être la seule volontaire). En échange, j’étais logée et j’avais le petit-déjeuner offert. Je pouvais en outre utiliser toutes les facilités de l’auberge gratuitement (machine à laver, vélo, équipement de snorkeling).

Comme je faisais les nuits, j’avais toutes mes journées de libres, ce qui est agréable, mais j’avoue qu’au bout d’un moment, mon corps a commencé à me faire payer toutes mes nuits entrecoupées.

Je ne retire que du positif de cette expérience, même si la prochaine fois je serai plus vigilante sur certains points. Je disposais de pas mal d’avantages, comme celui d’accompagner les guests dans les excursions plongée/snorkeling (d’autant plus que je passais en même temps mon premier niveau de plongée). Cela m’a permis de faire de jolies rencontres parmi les guests, de retrouver une stabilité de vie durant quelques semaines et de rencontrer des locaux. Une expérience que je recommande à tout le monde !

 

 

Pour en savoir plus

Si vous êtes intéressé par le volontariat, et pas forcément qu’en auberge de jeunesse, vous avez un très large éventail de possibilités qui s’offrent à vous.

  • Le Woofing (pour travailler dans le domaine de l’agriculture biologique)
  • Le service civique
  • Le Volontariat International (attention toutefois à la structure que vous choisissez, certaines s’appuient sur votre bonne volonté et se fichent complètement des populations qu’elles sont censées aider et ne sont là que pour le business).

 

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