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Deux mois de voyage, le bilan


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Voilà exactement deux mois jour pour jour que je voyage. En effet, le 29 août 2017, j’atterrissais à Toronto. A cette occasion, je voulais partager avec vous c’est quelques petites leçons que ces deux mois sur la route m’ont appris.

Ce que j’ai appris

  • Nos seules limites sont celles que nous nous posons à nous-même 

J’ai d’abord longuement tergiversé avant de prendre la décision de tout plaquer pour voyager. Ce qui m’a décidée, c’est tout simplement de faire une liste de pour et de contre et de me rendre compte que la colonne contre n’était que la traduction de mes peurs, et qu’au final, rien ne me retenait, à part moi-même. Je me suis rendue compte que j’étais capable de beaucoup plus que ce que je ne pensais, et même si ce n’est toujours pas la panacée, ça donne quand même un petit coup de boost à la confiance en soi. Bien souvent, notre pire ennemi, c’est nous-même, dans la mesure où on ne croit pas en nous, où l’on se met des barrières qui n’ont pas lieu d’être par peur de l’inconnu, d’échouer, du regard des autres, ou de tout un tas d’autres raisons qui ne devraient pas peser dans la balance.

  • Suivre son instinct

Jusqu’à présent, mes meilleurs souvenirs de voyages, je les tiens de ces fois où, sur des coups de tête, j’ai changé tous mes plans pour aller à un autre endroit que ce que j’avais prévu au départ (comme ici). Et je ne l’ai jamais regretté. Chaque fois, j’ai fait de super rencontres et j’ai vécu des expériences fabuleuses. J’ai appris à plus m’écouter, à être plus flexible (ce qui est un gros progrès pour la grande control freak que je suis), et à ne plus avoir peur de tout chambouler.

 

 

  • Faire confiance aux autres

Quand j’ai annoncé autour de moi que je partais faire le tour du continent américain, et notamment de l’Amérique Latine, j’ai été confrontée à tout un tas de préjugés, notamment sur la sécurité dans ces pays, et du fait que j’étais une femme, voyageant seule. Pourtant, en deux mois, je ne me suis jamais sentie menacée ou en danger. Jamais je n’ai eu peur dans la rue, ou le soir, chose qui m’arrivait pourtant régulièrement à Paris, où j’avais adopté, au fil du temps, une attitude de manière à décourager les éventuels importuns (refermer les pans de ma veste, marcher vite, adopter une expression fermée). En voyage, les contacts, y compris avec de parfaits inconnus dans la rue sont beaucoup plus faciles. A Todos Santos, au Mexique, j’ai été abordée par un commerçant, qui m’a d’abord complimenté, avant que nous engagions la conversation, qu’il m’offre un jus de fruit et m’emmène sur la plage par un chemin désert. Le lendemain, alors que je le recroisais par hasard, il m’a présentée à tous les commerçants du village. J’aurais pu flipper à l’idée de me retrouver seule avec un homme je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, et pourtant, j’ai senti que je pouvais lui faire confiance. Cela n’empêche pas d’être un minimum prudent et de respecter quelques règles de sécurité élémentaires (j’ai par exemple envoyé un message à la personne qui se trouvait avec moi à Todos Santos pour lui dire que j’étais avec un parfait inconnu, à tel endroit). On peut certes toujours tomber sur des personnes mal intentionnées, mais globalement, on tombe plus sur de bonnes personnes que l’inverse.

  • Lâcher prise

En deux mois, j’ai appris à lâcher prise parfois, à arrêter de stresser pour un oui ou pour un non et à être beaucoup plus positive. Je me suis d’ailleurs surprise moi-même à plusieurs reprises. Je me souviens notamment de ma réaction quand on m’a refusé l’entrée sur le territoire américain lors de mon voyage à New-York (pour la version longue de cette mésaventure, ça se passe ici). On m’aurait parlé d’un tel scénario six mois auparavant, j’aurais paniqué, et la réaction que j’aurais pensé avoir, c’est juste de fondre en larmes. Au final, je suis restée très calme, plaisantant même avec les agents de l’immigration qui venaient de me recaler, je leur ai demandé ce que je pouvais faire pour qu’ils me laissent passer, je l’ai fait, même si ça m’a pris deux heures, j’ai pris mon courage à deux mains pour me dépêtrer de cette situation et arriver à ma destination. Et pendant tout ce temps, tout ce que je me disais, c’est que le lendemain, j’aurai une histoire drôle à raconter. Et effectivement, aujourd’hui, je ris de cette mésaventure, même si sur le coup, je ne faisais pas la fière malgré mon calme. J’ai appris que me plaindre ou me prendre la tête ne me ferais pas spécialement de bien, et surtout ne m’aiderait pas à résoudre mes problèmes. Une fois que l’on a compris ça, on adopte une attitude beaucoup plus positive, et ça fait du bien !

 

 

  • C’est ok de ne pas toujours aller bien

Les premières semaines de mon voyage n’ont pas toujours été faciles. En effet, c’est difficile de débarquer dans un nouveau pays, dont on ne connait ni la langue, ni la culture, où l’on est seul et où l’on se sent un peu perdu. Au début, ça ne ressemble pas toujours à la folle aventure que l’on s’était imaginée, on a encore du mal à faire des rencontres, etc. Et ça peut être difficile à gérer. D’autant plus que l’on culpabilise de ressentir cela, que l’on ne se sent pas légitime de se plaindre, car on se sent privilégié d’être ainsi, à l’autre bout du monde, et indirectement, nos proches et moins proches nous font aussi culpabiliser en pensant que l’on s’éclate forcément. Alors je voudrais lever un mythe, là, maintenant : non, un voyage, ce n’est pas le monde des Bisounours, ce n’est pas toujours facile, il y a des hauts et des bas, que ce soit au début, au milieu ou à la fin. Et vous savez quoi ? CE N’EST PAS GRAVE ! Il n’y a aucun mal à avoir une petite baisse de régime et de déprimer un peu, que ce soit parce que nos proches nous manquent, ou à cause de quelques contrariétés pendant le voyage. L’important est de ne pas le garder pour soit, et d’en parler, que ce soit à ses proches ou par d’autres moyens, comme sur des groupes de voyageurs sur les réseaux sociaux. Au début, j’avais beaucoup de mal à parler de ces coups de déprime, mais aujourd’hui, j’ai appris à les accepter, et je n’ai plus peur d’en parler. En outre, si vous ne vous sentez pas bien dans un endroit, rien ne vous empêche de changer vos plans et de partir plus tôt !

  • Fais ce qui te plaît, pas ce que tu penses que tu dois

Je suis partie avec l’objectif de reprendre des études en rentrant en France. Problème : je ne savais absolument pas dans quel domaine dans la mesure où je souhaitais me réorienter complètement. Or, rapidement après mon départ, j’ai commencé à cogiter sur ce que j’allais bien pouvoir faire comme études, j’ai écumé les sites internet à la recherche d’une formation. Et au final, je me suis rendue compte que non seulement c’était trop tôt, mais qu’au final, ce n’était peut-être pas ce que je désirais au fond. En effet, quand j’en parlais, je disais littéralement que ça m’ennuyait profondément de me mettre un boulet à la cheville pendant deux à trois ans, durant lesquels j’allais devoir faire des sacrifices, ne pas pouvoir voyager, etc. Autant dire que c’était mal parti. Par les discussions que j’ai pu avoir avec des personnes rencontrées sur la route, j’ai compris que ça ne servait à rien de reprendre des études pour reprendre des études, peut-être dans un domaine qui au final ne me passionnait pas tant que ça, et qu’il valait mieux trouver quelque chose qui me passionnait et me motivait avant de penser à une quelconque formation. Et c’est comme ça, à force de cogiter (ajouter à cela une longue promenade en bateau propice à la réflexion), que j’ai trouvé ce que je voulais faire en rentrant en France. Ce n’est peut-être pas ce que j’avais prévu au départ, ni ce que j’avais plus ou moins « promis » à ma mère que je ferai pour la rassurer (même si en le faisant, je pensais vraiment le faire), mais c’est ce que je veux, et je sais que c’est la bonne décision.

 

 

  • Vis au jour le jour et ne pense pas trop à demain

En France, j’avais pour habitude de tout prévoir, de tout noter, de vouloir tout contrôler. En préparant mon voyage, j’ai prévu un itinéraire assez précis, avec le nombre de jours durant lesquels je comptais rester à chaque endroit, etc., et au début de mon voyage, je l’ai assez scrupuleusement respecté, j’avais une liste des choses que je voulais voir dans chaque endroit, etc. En Amérique du Nord, en raison du coût de la vie, j’étais un peu obligée de prévoir en amont, mais plus j’avance dans mon voyage, moins je prévois, je book tout à la dernière minute, quitte parfois à devoir chercher un peu plus longtemps parce que je ne trouve plus d’auberge de jeunesse aux dates qui me conviennent, j’accepte le fait de ne pas voir tout ce que j’avais prévu au départ. J’ai appris à faire selon mon humeur du jour, et à ne pas me projeter de trop. Et ceci est valable pour le reste. Aujourd’hui, je me dis que si je n’arrive pas à faire quelque chose (comme trouver une formation), c’est peut-être parce que le moment n’est pas encore venu.

  • Améliorer mon anglais

Avant de partir, je complexais un peu sur mon niveau d’anglais. Je pensais qu’il était assez médiocre, du fait que je n’avais pas pratiqué depuis un moment, et parce que de manière générale, je pense qu’en France, l’enseignement de l’anglais est assez mauvais (ou nous apprend à parler littérature, mais pas à avoir une véritable conversation !), et au final, en parlant avec des gens du monde entier, dont beaucoup avait l’anglais pour langue maternelle, je me suis rendue compte que je n’étais pas si nulle que ça ! Certes, ça aide de ne parler quasiment que cette langue pendant un mois et demi, mais je me suis rendue compte que je pouvais soutenir des conversations extrêmement différentes, sur des sujets très variés, pendant plusieurs heures, et qu’on me comprenait parfaitement !

Ce qu’il me reste à améliorer

  • Aller vers les autres, et ne pas attendre que ceux-ci viennent vers moi

J’ai remarqué que même si j’ai fait pas mal de rencontres, souvent de manière très naturelles (situation classique, lors du petit déjeuner, on se retrouve en face d’un inconnu, et on engage la conversation), la plupart du temps, ce sont les autres qui ont engagé la conversation. J’aimerais, dans les prochaines semaines, vaincre un peu ma timidité à ce niveau-là et aller plus vers les autres, parler plus facilement et proposer des activités à faire ensemble.

  • Moins me prendre la tête sur des détails, let it go

J’ai peut-être appris être plus positive, mais en bonne Française, je suis une grosse râleuse. Et donc je râle souvent, pour un oui ou pour un non. Sauf que ça ne sert strictement à rien, et que c’est pénible pour tout le monde, y compris pour moi. J’essaye donc de m’améliorer, de me dire que ce n’est pas en râlant que les choses vont changer, et de laisser couler les petites contrariétés. Mieux vaut se concentrer sur le positif.

  • Mettre de la crème solaire

Ça fait des années que j’essaie de prendre cette habitude au quotidien, mais jusqu’ici, toutes mes tentatives se sont soldées par des échecs. Je note tout de même une amélioration, dans la mesure où j’en met quand je sais que je vais être en plein cagnard, comme pour une rando ou pour faire du snorkeling par exemple. Mais visiblement, ce n’est pas suffisant, vu l’état de mon dos actuellement, après 3 jours de snorkeling, même en me remettant de la crème régulièrement. Call me The Lobster.

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