Carnet de voyage,  Etats-Unis

A la découverte de San Francisco

En route pour le Sud, avec une escale d’une petite semaine en Californie, et plus précisément à San Francisco ! Un petit air de vacances, notamment dans le Marina District où j’ai posé mes valises (ou plutôt mon sac à dos), et un endroit où il fait bon vivre, rien de tel pour recharger un peu les batteries.

La vie à San Francisco est réputée chère. Pour ce qui est des logements, je ne peux pas vraiment en juger car j’ai été hébergée gratuitement, mais la nourriture n’est effectivement pas donnée, tout comme les transports. A ce propos, j’ai trouvé le réseau de transport en commun assez compliqué. En effet, il y a différentes sortes de bus, qui ne sont pas tous au même prix, on ne trouve absolument aucune information sur les arrêts de bus eux-mêmes (que ce soit le nom de l’arrêt, la direction du bus ou les autres arrêts desservis, c’est tout juste si les lignes sont indiquées). Et le métro depuis l’aéroport est extrêmement cher (j’ai payé presque 10$ pour me rendre dans le centre-ville, et en centre-ville et ensuite payé un ticket de bus pour me rendre à ma destination finale).

Malgré ce petit bémol, j’ai passé un excellent séjour. La ville propose une multitude de quartiers avec chacun leur ambiance et leurs spécificités, vous y trouverez forcément votre bonheur !

Marina District

C’est dans ce quartier, au Nord de la ville et donnant sur la baie de San Francisco que j’ai logé. Ici, on trouve de jolies villas et une multitude d’endroit agréables pour se promener. C’est également d’ici que vous pourrez admirer le plus facilement le fameux Golden Gate Bridge. On commence par la visite du Palace of Fine Art, vestige de l’exposition internationale Panama-Pacific organisée en 1915. On ne dirait pas comme ça, mais c’est vraiment immense ! C’est aussi le spot de prédilection des jeunes mariés qui veulent une photo de mariage « originale » (comme la moitié des jeunes mariés de la ville en fait).

 

Ensuite, direction la marina, et le parc Crissy Field avec sa petite plage. Vous pourrez assister à des cours de « Baby Boot Camp », avec des mères de familles en tenue de sport branchée, en train de faire du fitness avec leurs jeunes enfants dans leur poussette de sport flambant neuve. Assez surprenant la première fois. Tous les ans, vous pourrez également assister à une parade navale et aérienne. Pensez à arriver en avance, l’endroit est vite bondé !

De là, vous pouvez continuer votre route vers l’Embarcadero et le Fisherman Wharf, où vous trouverez beaucoup d’activités et de restaurants touristiques (et donc les touristes qui vont avec forcément) et pourrez voir les lions de mer se faire dorer la pilule au soleil, où bien aller dans l’autre sens et vous diriger vers les différentes plages de la ville, près du Golden Gate. Néanmoins, la baignade y est déconseillée en raison des fortes vagues. Vous avez le choix entre Baker Beach, la plus connue et le lieu de rendez-vous incontournable de tous les San franciscains pour regarder le coucher du soleil (qui vaut son pesant de cacahuètes), ou bien China Beach, un peu plus loin, beaucoup plus petite et tranquille.

 

Enfin, pour manger, je vous conseille d’aller faire un tour au Bistrot Baker street, parfait pour un petit brunch le dimanche. L’endroit et l’accueil sont chaleureux, la cuisine simple et sans prétention mais excellente, et petit bonus, l’établissement est tenu par des Français avec qui j’ai beaucoup aimé parler de voyages !

Haight-Ashbury

Haight-Ashbury est le berceau de la contre-culture hippie des années 60. Ici, maisons victoriennes peintes aux couleurs vives, un énorme, choix de friperies et de boutiques vintages (dont certaines ressemblent à de véritables musées de la mode, comme Decades of Fashion). Le passé hippie du quartier se ressent encore avec les façades de certaines boutiques peintes de motifs psychédéliques, ou encore les nombreux smoke shops où vous pourrez trouver tout le matériel nécessaire pour consommer du cannabis (et l’odeur de weed flottant dans le quartier de manière générale).

 

Si j’ai aimé m’arrêter devant les jolies maisons colorées et flâner dans les friperies, je trouve cependant que le quartier, ou du moins l’artère principale qu’est la rue Haight, manquait d’authenticité, et qu’à certains moments, l’aspect hippie était un peu fake et commercial.

Enfin, en me rendant dans le quartier, je me suis arrêtée au Buena Vista Park, car le nom me semblait être de bon augure. Mais je me suis vite rendue compte que le parc était totalement laissé à l’abandon (branches jonchant le sol, escaliers totalement défoncés), et pour cause, j’ai appris par la suite que le parc était le point de chute de tous les sans-abris et junkies du quartier. De plus, si la vue depuis les hauteurs du parc est sympa, elle ne vaut pas l’ascension pénible, dans la mesure où elle est partiellement cachée par les branches.

Juste à côté du quartier, vous trouverez également le Golden Gate Park (qui, contrairement à ce que son nom pourrait laisser entendre, n’est pas du tout situé à côté du Golden Gate Bridge), un immense parc dans lequel se tient tous les ans fin septembre, un festival de musique gratuit, le Hardly Strictly Bluegrass Festival, se serait bête de ne pas en profiter !

 

The Painted Ladies

The Painted Ladies, c’est le nom donné à une rangée de maisons victoriennes colorées, situées en face d’Alamo Square et qui ont tout pour faire une photo de carte postale. Rendez-vous à Alamo Square donc, un parc situé sur une petite colline pour prendre quelques photos de ces maisons, avec le financial district de la ville en fond. Attendez-vous cependant à y croiser beaucoup de touristes.

 


Mission District

Mission District est de loin le quartier que j’ai trouvé le plus authentique. Quartier coloré et métissé, on y trouve œuvres de street art en veux-tu en voilà, boutiques mexicaines (une large partie de la population du quartier est d’origine latino-américaine), taquerias (pour une petite fringale nocturne, je vous conseille El Farolito, ouvert jusqu’à 3h30 du matin, parfait pour un retour de soirée !) et bars et restaurants. Le quartier est en effet le point de chute de nombreux jeunes qui y viennent boire un verre le vendredi soir (parce que TGIF* !). Si vous avez un petit creux dans l’après-midi, rendez-vous chez Humphry Slocombe, un glacier aux parfums très originaux.

Je vous en ai parlé dans presque tous les posts de ce blog, donc vous avez dû comprendre que j’aimais beaucoup le street art. Ici, vous en trouverez partout, souvent avec de fortes influences hispaniques, ou encore avec des messages très politiques, mais je vous conseille vraiment de faire un tour au Women’s Building dont le mural est un des plus connus de la ville, situé au 3543 18th street, ainsi qu’à Clarion Alley et Balmy Alley.

 

 

*Thanks God, It’s Friday (Dieu merci, c’est vendredi)

De l’autre côté du pont

Durant votre séjour à San Francisco, n’hésitez pas à franchir le Golden Gate Bridge et à aller voir ce qu’il se passe du côté de Sausalito (« parce qu’il doit y avoir une tapée d’Italiens à Sausalito ! », les lecteurs de Jack Kerouac comprendront), le jeu en vaut vraiment la chandelle. Prenez la route scénique pour admirer le pont sous un autre angle et avoir une vue imprenable sur San Francisco et promenez-vous dans le parc Marine Headland. On ne se croirait vraiment pas à dix minutes en voiture de la ville ! Je vous conseille vivement d’aller faire un tour à Rodeo Beach, pour un après-midi de détente, ou même de surf pour les amateurs. Il y a même une auberge de jeunesse à 100m de la plage, donc aucune raison de se priver ! En roulant encore un peu plus loin, vous aurez le choix de visiter plusieurs state parks et national parks, comme celui de Muir Woods, pour admirer des sequoia géants !

 

 

San Francisco est également le point de départ idéal pour un road trip en Californie, et notamment pour visiter les parcs nationaux, tels que celui de Yosemite. Il y fait bon vivre et vous pouvez facilement parcourir la ville à pieds (si les collines ne vous font pas peur), chose rare en Amérique du Nord.

Pour une expérience complète, apportez, en livre de chevet, un exemplaire d’On the Road, de Jack Kerouac, pour parcourir le San Francisco des écrivains de la Beat Generation !

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