Carnet de voyage,  Etats-Unis

New-York, New-York

C’est une aventure rocambolesque que mon séjour à New-York. Reprenons depuis le début. Je dois me rendre à New-York en bus depuis Montréal. Pour rentrer sur le territoire américain, tout le monde est tenu de faire un petit tour par l’immigration (à environ 1h30 de trajet de Montréal). Eh bien figurez-vous qu’on m’a refusé l’entrée ! Motif : pas de billet prouvant mon intention de quitter le territoire américain (soit, c’est ma faute, j’ai été imprudente), et pas assez de cash sur moi selon eux (c’est vrai que les distributeurs de billets, on connaît pas trop aux Etats-Unis).

Après la marche de la honte pour récupérer mes affaires dans le bus, me voilà en train de répondre à une nouvelle batterie de questions, prise d’empreintes digitales, photo avantageuse, et tout le toutim. Environs 45 minutes après mon arrivée, je suis envoyée vers l’immigration canadienne, à 500m de là. On m’assure néanmoins qu’avec un billet de sortie et du cash, je peux revenir et passer. Je dois expliquer (en français cette fois, heureusement), qu’on m’a refusé l’entrée aux Etats-Unis, pourquoi, ce que je fais ici, etc. Compliqué de faire comprendre qu’en road trip, les points d’entrée et de sortie du territoire ne sont pas les mêmes. Encore 45 minutes.

J’ai juste besoin d’une connexion Wifi pour booker un billet d’avion. On m’indique un hôtel à environs 15 minutes à pieds. Le fameux hôtel me fait payer 5$ pour me donner le code wifi. J’achète en vitesse un billet d’avion pour Vancouver et en profite pour informer mes proches de ma mésaventure, histoire qu’ils ne s’inquiètent pas si j’arrive plus tard que prévu à New-York.

Je retourne à la frontière américaine. Là, je me fais arrêter par un agent pas commode qui se demande ce qu’une nana avec un énorme sac à dos, à pieds, peut bien foutre ici. Il m’escorte jusqu’au bureau où j’étais un peu plus tôt. De là, un agent s’occupe de mon cas (il se souvenait de moi donc pas besoin de tout réexpliquer) et m’autorise enfin à rentrer sur le territoire américain. Encore faut-il que j’attende le prochain bus pour New-York ! Une heure passe. Puis deux. Je finis par demander à un agent s’il sait à quelle heure passe le prochain bus. En regardant sur internet, il me dit que le prochain bus part de Montréal à 17h50. Il est 13h30, je suis bloquée ici depuis 9h30 ce matin, je n’en peux plus. J’attends. Au bout d’un moment, je me dis qu’il faut que j’arrête les gens et que j’y aille en voiture. Au deuxième essai, un père de famille québécois vivant aux Etats-Unis avec ses 3 enfants accepte de me prendre avec lui. Sauvée ! Je ne remercieraijamais assez cet homme. Grâce à lui, je suis arrivée à NY avec seulement 4h de retard. Si j’avais attendu le bus, je serais arrivée au bas mot à 3h du matin là-bas.

 

Donc, morale de l’histoire. Quand on va aux Etats-Unis, il faut toujours avoir une preuve que vous allez quitter le territoire, donc un billet de sortie. Il faut également la preuve que vous avez les fonds suffisants pour votre séjour (cash ou screenshot de votre compte en banque). Vous devez également pouvoir fournir une adresse au cas où (hôtel, auberge de jeunesse, airbnb, etc.). Enfin, vous devez savoir vous exprimez un minimum en anglais. Ils n’ont pas trop de patience avec ceux qui ne parlent pas leur langue… Je tiens à signaler que tout le monde a été très sympa avec moi, et que c’est aussi en partie de ma faute. Cette mésaventure me servira néanmoins de leçon pour la suite. Mais attention, ce n’était que le début de mes ennuis new-yorkais…

 

Revenons à New-York. En ce qui concerne le logement, j’ai privilégié Airbnb, bien plus abordable que les auberges de jeunesses (minimum 50$ la nuit, si vous vous y prenez en avance). A Brooklyn, vous trouverez des chambres pour 10$ de moins.

 

Mais que faire à New-York ?

 

Manhattan

C’est en général par-là que l’on commence sa visite de New-York, et plus particulièrement à Time Square. De là, on peut facilement se rendre à pieds jusqu’à Central Park. Personnellement, je n’ai visité que le premier tiers sud du parc (car j’étais à pieds depuis le matin et que j’avais déjà traversé une petite partie de Manhattan), mais c’est vraiment sympa de se balader autour du lac. Vous y rencontrerez une ribambelle d’écureuils (c’est un peu comme nos pigeons parisiens ici, il y en a partout, y a que moi qui essaye de les prendre en photo), en plus des touristes. J’y suis allée en fin d’après-midi, il y avait donc moins de monde qu’en journée, c’était donc assez agréable, et on assiste de plus à un joli couché de soleil.

 

 

Pour déjeuner, rien de tel qu’un petit tour au Chelsea Market, paradis pour les foodistes en tous genre. Chacun y trouvera son bonheur entre burgers, thaï, glaciers, bars à jus, etc.

J’ai également beaucoup aimé me balader dans Chinatown, autour de Canal Street. Dans cette rue là, vous trouverez surtout des boutiques de camelote, mais dans les petites rues derrières, petites boutiques et restaurants vous attendent. Vous y trouverez même des échoppes aux murs recouverts de bocaux en verre contenant des ingrédients plus étranges les uns que les autres. A certains endroits, vous aurez également du mal à savoir ce que vend telle ou telle boutique sans y entrer au préalable, car les enseignes ne comportent pas toujours la traduction en anglais. Effet Lost in translation à la clé !

 

 

Attenant, on trouve le quartier de Little Italy. Quand j’y suis passée, c’était la fête de San Genaro, les rues étaient donc décorées et remplies de food trucks, plus appétissants les uns que les autres. Malheureusement, ça empêchait également de voir ce qui se cachait derrière…

 

 

Quelques bons plans musées : au Metropolitan Museum of Art, vous donnez ce que vous voulez ! Des prix vous sont bien entendu suggérés, mais le choix vous revient. Cela ne fonctionne qu’en achetant les billets sur place. Par internet, vous devez payer le prix suggéré (25$ pour un adulte, 12,50$ pour un étudiant). En outre, le vendredi, entre 16h et 20h, le MoMA est gratuit ! Attendez-vous cependant à ne pas être les seuls à vouloir profiter de cette aubaine…

 

J’ai également assisté à un gospel lors de ma dernière soirée à New-York. Vous pouvez bien entendue vous rendre à Harlem, mais attention à ne pas vous retrouvez au milieu d’une foule de touristes. Sur internet, vous trouverez facilement de bonnes adresses. Personnellement, je me suis rendue à la Time Square Church le mardi soir à 19h, dans un ancien théâtre reconverti en église évangéliste. Bizarrement, malgré l’emplacement, aucun touriste l’horizon. Je tiens tout de même à signaler que j’ai plus assisté à un véritable show qu’à une messe traditionnelle, tradition évangéliste oblige, mais personnellement j’ai passé un très bon moment. Ici, pas de silence religieux ou de recueillement silencieux. Les croyants expriment bruyamment leur approbation ou désapprobation face au discours du prêtre qui ressemble plutôt à un présentateur télé d’ailleurs. Les gens parlent fort, applaudissent, tapent dans leurs mains, prient à voix haute. La première partie est consacrée à la lecture de message reçus de la part de fidèles qui demandent que l’on prie pour eux pour les aider dans certaines épreuves, ou qui parlent des bénéfices de la religion dans leur vie quotidienne. Et chaque fidèle de prier pour eux. Ensuite, vient la partie musique. Vous pouvez suivre les paroles grâce à un écran géant, on se croirait au karaoké ! Les gens dansent, chantent, tapent dans les mains, c’est vraiment sympa. Après une petite pause consacrée à des passages de la Bible et à l’eucharistie (ici, pas besoin d’être baptisé, d’avoir fait sa communion ou je ne sais quoi), retour en musique. Le tout dure environs 2h, mais on ne les voit vraiment pas passer. Personnellement, j’avais vraiment l’impression d’être à un concert, même les chanteurs finissaient par sauter sur scène à la fin ! A faire vraiment lors de votre passage à New-York, d’autant plus que c’est entièrement gratuit !

 

Brooklyn

C’est définitivement la partie de New-York que j’ai préféré. On commence au Nord avec le quartier de Williamsburg et son fameux pont, très agréable à parcourir, puis on se rend au cœur du quartier, autour de Bedford Avenue Station. Ici, des boutiques plus sympas les unes que les autres (mention spéciale au Mini Mall, mini centre commercial, comme son nom l’indique), des boutiques vintages, des cafés et des restaurants branchés. Chacun y trouvera son bonheur !

 

 

Un peu plus loin, à Jefferson Station, le paradis des amateurs de street art est dans le quartier de Bushwick. On ne peut faire un pas sans tomber sur une œuvre !

 

 

Autre incontournable de Brooklyn, le Brooklyn Bridge et sa vue imprenable sur Manhattan. Je m’y suis rendue de nuit, mais on trouve encore de l’animation au Brooklyn Bridge Park entre gens qui jouent au foot, au basket, ou font un tour de patins à roulettes sur une piste prévue à cet effet.

 

 

Si vous avez aimé Central Park, mais pas son côté touristique, je vous conseille Prospect Park. Ici, pas un seul touriste à l’horizon, seulement des locaux qui viennent profiter du calme en famille ou entre amis. C’est l’endroit parfait pour pique-niquer, et de nombreuses familles y organisent des goûters d’anniversaire. Seul bémol : ce parc est moins entretenu que Central Park, et j’ai trouvé qu’il y avait quand même pas mal de déchets qui traînaient. C’est aussi dans ce parc que l’on trouve le Jardin Botanique, qui est l’endroit du parc que j’ai le plus apprécié (et qui lui est impeccablement entretenu). Mention spéciale pour la roseraie qui est tout simplement magnifique. On y trouve également le Shakespeare Garden, qui contient toutes les plantes évoquées par le dramaturge anglais dans ces œuvres, mais que je n’ai malheureusement pas eu le temps de voir à cause de la pluie.

 

 

Quelques petits fun facts

  • Quand vous entrez dans le métro, vous avez intérêt à choisir la bonne entrée car dans certaines stations, chaque entrée vous donne accès à un quai bien spécifique.
  • Ne vous étonnez pas de voir des gens chanter ou danser comme s’ils étaient en soirée dans le métro ou dans la rue. Ici c’est tout à fait normal.
  • L’Apple Store de la 5th Avenue est ouvert 24h/24. Je l’ai appris quand j’ai dû m’y rendre trois fois pour finalement payé 300$ le remplacement de mon téléphone qui a rendu l’âme (quand je vous disais que ce n’était que le début de mes galères new-yorkaises…).

 

Il y a 1001 autres choses que j’aurais pu faire à New-York et que je n’ai malheureusement pas pu faire par manque de temps (une semaine, c’est court, et quand en plus vous perdez une journée dans un Apple Store car personne n’est capable de régler le problème…), mais aussi à cause du stress (mon couchsurfing m’a lâchée à la dernière minutes).

Ce séjour a également été l’occasion pour moi de comprendre que ce genre de ville monstrueusement grande, surtout quand on est seule, n’était pas ce que je recherchais en ce moment dans mon voyage. C’est pourquoi, depuis Vancouver, alors que je devais repartir à Portland, j’ai décidé de chambouler tous mes plans pour rester un peu plus au Canada et aller me perdre dans les montagnes de l’Alberta (je vous en parle bientôt) ! Quoi qu’il en soit, ne restez jamais à un endroit ou n’allez jamais à un endroit parce qu’il « faut » y aller, mais parce que vous en avez envie. Ecoutez-vous et suivez votre instinct.

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